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Il y a actuellement 8 commentaires
Attention ! Si vous n'avez pas lu l'album, lire les commentaires pourrait vous dévoiler des éléments du scénario...
| Hawkmoon von Köln (26/09/2008) | | | Un DPM de plus en plus noir (bon c'est vrai que les évènements ne sont pas des plus folichons...) et pas beaucoup d'humour après une première lecture...
Vivement que l'on assiste à la création du donjon esquissée dans les précédents albums...
Cet album met en place l'accession de Hyacinthe à la tête du château de ses aïeux et accentue son côté malsain (de part ses actes relativement justifiés de la dernière page) ; il signe aussi la fin d'Antipolis | | alex (28/09/2008) | | | Si le trait "allongé" de Gaultier colle bien à certains décors, il massacre totalement les personnages : Alexandra, Cormor ou Jean-Michel par exemple, pour ne citer que les plus anciens, sont d'une maigreur hallucinante. De plus, contrairement aux albums antérieurs, les nouveaux personnages sont cette fois-ci très décevants : le magicien pervers n'apporte rien à l'histoire, Miguel est d'un ridicule affligeant (excepté dans certaines situations où son honneur le sauve), les nobles d'Antipolis manquent de personnalité, quant à Patrick, sa trop forte ressemblance physique à Pat Hibulaire le décribilise complètement.
Quant à l'intrigue, elle n'apporte pas grand chose de nouveau à la saga : pas de grandes révélations, pas de mystères résolus. On est dans une sorte de continuité par rapport à l'épisode précédent. Seule la mort d'Arakou à la fin de l'album m'a paru intéressante, Hyacinthe va définitivement pouvoir tourner le dos à son passé et s'attaquer (enfin) à la construction du Donjon. Si on ajoute quelques fines touches d'humour bien trop clairsemées (abscence de répliques cultes, manque de vrais bons gags ...), on se rend compte au bout du compte que cet album est finalement quelque peu décevant.
Succéder à Christophe Blain paraissait délicat, voire impossible. Cela s'est malheureusement vérifié. | | Da Bubz (29/09/2008) | | | Noir, noir, noir ce dernier DPM... Niveau dessin, la relève est plutôt bonne, même s'il est vrai que certains personnages mériteraient d'être retravaillés (je pense surtout à Jean-Michel, et dans une moindre mesure, à Alexandra). J'attends de voir le prochain DPM, et me laisse le temps de m'habituer à ces nouveaux traits. Mais je ne suis pas d'accord avec le précédent commentaire concernant le manque d'humour et le personnage de Miguel. Au contraire, j'ai apprécié ce personnage qui apporte de nombreuses situation (tragi)comiques (je pense notamment à son combat avec Patrick). L'orc du pont qui perd sa raison de vivre, entraîne également des passages cocaces. Pas le meilleur DPM, mais au niveau du reste de la série. | | le guerrier perdu (30/09/2008) | | | J'attendais avec grande impatience le dessin de gaultier dans donjon. Et s’il semble trébucher dans les premières pages sur le physique de certains personnages (petits écueils qui disparaissent vite par ailleurs), quelle maîtrise dans leurs mouvements notamment lors des scènes d'actions, de courses, de beuveries.
De même les découpages comme la mise en scène sont tout bonnement incroyables.
Que dire au niveau du scénario! Nous ne sommes pas passé loin d’un chef d'oeuvre. Attention, ne nous méprenons pas : ce n'est pas un scénario hilarant qui invite à la franche rigolade, cela n'est pas non plus le chef d'oeuvre ultime de la série.
Toutefois, cet album mêle une nostalgie qui rappelle le fabuleux cimetière des dragons ; une réflexion sur la destinée qui n’atteint pas les summums des merveilleux soldats d’honneur ; des élégances artistiques réelles mais qui peuvent paraître un cran en dessous des extravagances du monde des profondeurs ; une noirceur, une dureté mais qui ne parvient pas à l’apogée des mêmes profondeurs ou de crève-cœur.
Bref, nous ne sommes pas en présence de l’album ultime ! Et pourtant… tout l’album conduit à ces dernières pages comme à une conclusion froide, sans appel, définitive, radicale. Tout l’album à commencer par le titre car c’est bien sans un bruit qu’un monde va disparaître. L’honneur écrasé par la corruption, les complots, les ruses… C’est sans un bruit que Hyacinthe se venge… C’est sans un bruit qu’Arakou disparaît lui qui rêvait de partir dans un coup d’éclat que les générations raconterait des années durant.
Ce titre à lui seul porte au lecteur des estocades finales qui le laisse ko, prostré alors que la bd se referme.
Malheureusement, en chemin, sur quelques pages, l’album baisse de rythme, peine à trouver son souffle. L’alternance « Cormor et antipolis » / « Arakou et son passé » bafouille lors des rencontres avec Miguel, Patrice, les prises d’otages.
De même, si la série donjon n’avait jusqu’à présent pas de canevas préétabli en terme de scénario, nous nous retrouvons dans un cocktail de complots qui prennent des airs de « déjà vu » à la seconde moitié de l’album. Cette petite appréhension sous jacente à l’histoire vient troubler quelque peu la lecture.
Alors :
oui la ligne directrice de l’album, son titre, sa conclusion sont un seul et même coup d’éclat,
oui l’arrivée de gaultier est une petite merveille que je salue avec bonheur (reste longtemps parmi nous, chef !)
Mais :
Dommage pour le faux rythme à mi-parcours,
Dommage pour cette légère impression de déjà-vu après une introduction si prometteuse en terme d’innovation,
Donc :
Très bel album sans ce petit état de grâce qui caractérise le chef d’œuvre !
Bravo Messieurs et merci ! | | soron (04/07/2009) | | | Je trouve que le changement de dessinateur s'accorde parfaitement avec les grands changements dans l'histoire,(surtout pour Hyacinte qui romp pour de bon avec son grand cotés moraliste). Meme si l'album est asser bien un grand manque d'humour se fait sentir et je me suis un tout petit peu ennuyer a le lire. | | toxicavengeresse (24/08/2010) | | | Il y a un peu de "Vingt ans après" dans le début du cinquième volume de la série « Donjon – Potron-Minet », Sans un bruit. Le comte Arakou de Cavallère, père du héro, Hyacinthe de Cavallère a.k.a La chemise de la nuit, étranger en son propre château et dans l’époque initiée par son fils, part à la recherche de ses anciens camarades de guerre. Prêts à reprendre les armes ? Non, plutôt à ouvrir une coopérative de vieux soldats ou cultiver une vigne…
Des trois séries principales, réservées dans un premier temps aux maîtres d’œuvre puis reprises après quatre ou cinq épisode par d’autres dessinateurs - Boulet et Kerascoët - la période Potron-minet est certainement celle qui a le mieux joué son rôle. Dessinée par Christophe Blain, le créateur du blockbuster "Isaac le Pirate", les quatre premiers albums posent les bases d’une histoire forte, celle de la construction du Donjon par Hyacinthe de Cavallère, jeune comte provincial naïf et chevaleresque qui découvre le monde dans la grande ville Antipolis sous la protection de son oncle, homme d’affaire qui causera la perte de la ville (l’homme a un projet fou : un métro pour désengorger les rues !). Face aux perversions et aux désenchantements d’Antipolis, Hyacinthe devient La chemise de la nuit, un justicier à l’ancienne mode. Récit initiatique donc, qui voit triompher le désespoir et le cynisme sur la galanterie et le panache.
L’époque moderne, quoi.
La réussite des ces quatre albums tient à l’alliance de la cruauté bonne enfant de Trondheim (qui a fait des émules dans tout « Donjon »), la portée philosophique de Sfar et surtout, ce qui manque à beaucoup d’albums de la série, le talent parfait de Blain à raconter une histoire. Pas une anecdote, une historiette, ou une blague développée mais une histoire équilibrée, avec des enjeux forts, des personnages parfaitement sentis et, ce qui fait le sel de Potron-minet, le spleen. Nostalgie d’un monde disparu, d’une jeunesse qui s’enfuit, d’un amour sacrifié... Potron-minet, pour narrer la création du Donjon, c’est noir et triste.
Difficile, dans ses conditions, pour Christophe Gaultier de succéder à Blain pour le cinquième opus de P-M « Sans un bruit ». D’abord, parce qu’on en veut un peu à Blain de laisser tomber cette histoire qu’il a si bien portée. Et puis aussi, pour l’album lui-même, décevant. Pas par le dessin, qui est peut-être ce que je préfère : personnel, fluide, stylé. Mais pour la construction du récit.
La suite ici
http://lapetitemarchandedebombes.blogspot.com/2008/12/sans-un-bruit-cinquime-opus-de-la-srie.html | | thitho (02/07/2011) | | | Cet épisode surprenant à plus d'un titre a bien des mérites. Tout d'abord en produisant une histoire complète presque sans aucun des personnages centraux -à l'exclusion d'Alexandra- au premier plan, et apportant malgré tout des éléments de l'ensemble de l'histoire importants:
-l'évolution -et la fin- de la chevalerie dans Terra Amata;
-la veulerie des aristos d'Antipolis qui en précipitera l'inéluctable fin;
-le retour du personnage de Jean-Michel, avec un aperçu de ce que la chute d'Antipolis avait fait de lui;
-sans compter, naturellement, l'évolution de Hyacinthe en fin de volume.
Il y a aussi quelques éléments qui réclament, appellent la suite: l'évolution du caractère d'Alexandra se complexifie (depuis son histoire de Crève-coeur, on peut dire qu'elle évolue par montagnes russes). Comme beaucoup d'intervenants de ce site, je m'interroge sur son sort futur. Par moments, je me dis qu'elle ne pourra disparaître que de maladie, laissant Hyacinthe encore plus amer qu'il n'est à la mort de son père.
Graphiquement, j'ai bien aimé ce volume aussi. J'aime lorsque les dessinateurs s'approprient les personnages, marquent de leur empreinte ces héros qui sont repris par tant d'excellents artisans. Ce n'est pas grave que tel ou tel paraisse trop maigre, perde des dents ou attrape la grosse tête: cela fait partie de ce que le dessinateur a voulu imprimer au personnage.
En résumé, il s'agit selon moi de l'un des meilleurs Donjon -quoiqu'il m'est toujours difficile d'envisager un classement dans cette série qui mérite vraiment le détour et, je dois le dire, sauve la carrière de Sfar (dont je n'arrive pas à aimer aucun autre travail), autant qu'elle couronne celle de Trondheim. | | Carlou (21/08/2012) | | | Relativement d'accord avec les avis précédents. Bien que l'album soit très noir (la saga Potron-Minet n'est-elle pas la plus noire et malsaine de toutes, et ce depuis le début ?) et dépourvu d'humour, cela le rend bien plus profond et brutal que d'autres album un peu trop léger (La Chemise de la Nuit par exemple, à mon sens). L'histoire et les dialogues sont riches, notamment la fin qui marque un tournant majeur dans l'histoire du Donjon. La ville d'Antipolis à l'agonie et ses derniers nobles répugnants apportent beaucoup au côté "aube noire et malsaine" de l'album. Le clin d'oeil à Pat Hibulaire est certes quelque peu déplacé mais reste sympathique tout de même, la réflexion philosophique sur l'orc dont la raison d'etre n'est plus est pour le coup plutot bien vue, et les personnages de Miguel et de Cormor enlève un peu de sa noirceur à l'album.
Très sincèrement, c'est un album qui vaut le détour. Le dessin de Gaultier est vraiment adapté au scénario et aux personnages, hormis Jean-Michel bien sûr qui est méconnaissable.
Qui plus est les trois dernières planches sont vraiment incroyables de puissance et de violence, ce sont pour moi parmi les plus captivantes de toute la saga (avec la dernière du Cimetière des Dragons), marquant la fin définitive de l'horrible cité d'Antipolis. Pour moi le meilleur Potron-Minet, même si, il faut bien le dire, cela est surtout pour les quelques dix dernières pages. |
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